Carlos Leitao présentera son budget 2017-2018 le 28 mars

 
Philippe Couillard, Carlos Leitao. Jacques Boissinot / La Presse Canadienne

Patrice Bergeron, La Presse canadienne


QUÉBEC - Le gouvernement Couillard ne fait pas miroiter de baisses d'impôts pour son prochain budget, prévu pour le 28 mars.

En annonçant la date du dépôt du budget mardi, le ministre des Finances, Carlos Leitao, a fait savoir qu'il allait être sous le signe de la prudence, en raison de «l'environnement économique incertain».

En conférence de presse au côté du premier ministre Philippe Couillard, il s'est du même souffle engagé à respecter l'équilibre budgétaire pour les cinq prochaines années, jusqu'en 2021-2022, si le gouvernement libéral est réélu en 2018.

M. Couillard a écarté pour de bon la demande du chef caquiste François Legault d'accorder une réduction d'impôts aux familles québécoises à même les versements prévus au Fonds des générations. Il n'a toutefois pas tout à fait fermé la porte à un éventuel répit fiscal réservé aux contribuables.

«Une baisse d'impôts, cela ne se finance pas sur la carte de crédit de nos enfants, cela ne se finance pas par la dette, cela se finance par la croissance économique, a déclaré Philippe Couillard. Y aura-t-il un geste de plus (dans le prochain budget)? On le souhaite, (...) mais ce geste-là sera assis sur des bases solides.»

À la période de questions, M. Legault a accusé les libéraux de ne pas respecter leur engagement électoral de 2014 de réserver la moitié des surplus budgétaires à des baisses d'impôts.

«Est-ce qu'il va renier sa promesse? a demandé M. Legault. Est-ce qu'il va utiliser 50 pour cent des surplus pour réduire les impôts? Oui ou non? Pourquoi il insiste pour ne pas respecter sa promesse encore une fois?»

Par ailleurs, Carlos Leitao a commenté l'impact sur son futur budget de l'entente intervenue avec Ottawa vendredi sur les transferts fédéraux en santé.

Il a indiqué que le résultat final des négociations n'était «pas satisfaisant», mais qu'il fallait en venir à une entente avant le dépôt du budget.

La hausse des transferts de 3 pour cent par an est bien loin des revendications du gouvernement Couillard, mais il ne devrait pas y avoir de conséquences néfastes pour les contribuables, a fait savoir le ministre.

M. Couillard a souligné qu'il y a néanmoins dans cette entente «des gains importants, qui se traduiront par des moyens supplémentaires, grâce au fédéralisme asymétrique».

Rappelons qu'en octobre dernier, fort d'un surplus de 2,2 milliards $ apparu pour l'exercice 2015-2016, le gouvernement a annoncé des investissements en éducation et en santé.

L'abolition de la taxe santé, prévue en 2018, a également été devancée à 2017.

L'an dernier, la présentation du budget du gouvernement avait été éclipsée par l'arrestation de deux ex-ministres libéraux, dont Nathalie Normandeau.



© La Presse Canadienne , 2017